mardi 20 août 2019

Des rencontres sur la route ?

Chapitre 0.3 -Planification-

Les jours passent assez vite, il est temps de planifier un peu la route.
Départ d'Arras dans le Pas-de Calais, ça, c'est la constante.
J'ai choisi de partir un dimanche matin, à la mi-septembre.
Mon chemin va traverser la Somme, L'Oise, le Val d'Oise, les Yvelines, L'Eure et Loire, le Loir et Cher, l'Indre, La Creuse, la Corrèze et le Lot où je souhaite marquer une étape hivernale.

En chemin, j'ai quatre courtes étapes qui me tiennent à cœur.

Une dans la somme pour aller à la rencontre d'une personne, que je ne connais, que par son engagement philosophique et son jardin photographique.
Une autre en Eure et Loire, pour retrouver un ami qui s'est lancé en famille dans le maraîchage bio.
Toujours dans l'Eure et Loire, un ancien collègue devenu ami, qui m'a initié à la menuiserie et qui m'a peut-être, un jour, glissé dans l'oreille qu'il me verrai bien avec un âne...
Une autre enfin, dans le Loir et cher, pour saluer un pote et sa petite famille.
Puis arrivera le Lot où je retrouverai un fou, mais je ne vais pas spoiler la fin, même si j'en crève d'envie.

Voilà, on peut dire que j'ai fais un énorme effort de planification, et que, question détails, je suis au max.

Ça fait un moment maintenant que je passe mon temps à me lamenter de l'état du monde derrière mon écran, à lire des tas de trucs dingues, du plus simple texte de Confucius, aux chroniques de fin du monde, en passant par les articles scientifiques, économiques, écologiques, sociologiques et tout ce qui se fini en "ique" tant que c'est au pluriel et que ça vous nique.
Je l'ai creusée ma solstagie, bien avant que je découvre son nom. Et je sais que ça pique.

Partir avec un âne, puisque c'est ça le plan aujourd'hui: ça calme la colère sourde qui s'est accumulée.
La simple idée de savoir que le mécanisme est enclenché. Que ce départ, qui m'aurait encore paru bien improbable, il y a encore un mois, est sur le point d'intervenir ça me met dans un état...
Quels seraient les bons mots ?
Ah oui ! Pschiiiiit façon bière du nord, bien fraîche, mais un peu bousculée à la sortie du frigo....
J'ai le sentiment que beaucoup de mousse s'échappe d'un contenant devenu trop petit.

Je sens une part animale qui a toujours été là, mais jusque là, en cage.
Là, la bestiole vient de se rendre compte que la porte est ouverte, ça sent la liberté.

Parce que c'est ça au fond: la liberté.

La finalité du collapso, cherchez pas les amis: c'est de collapser en premier !

Donc moi je collapse le 15 septembre avec un âne, des bobos, et une bestiole qui ne rêve que de liberté.

Après tout, c'est pas plus bête que d'attendre de faire ça dans les pires conditions...
(Ça va torturer un peu plus vos esprits déjà bien angoissés ça, non ? )

 Hé, hé, hé, (j'aime bien les interactions avec le lecteur).

D'ailleurs, ce n'est pas un road-trip, c'est un pèlerinage moderne pré-apocalyptique.
C'est une vision très XIX ème du romantisme, je m'en fous, c'est ma liberté.

Mais je veux voir des gens bon sang ! Vous connaissez ma route, je suis avec un âne, si vous avez envie d'interagir sur mon chemin, vous prenez pas trop la tête: faites le.
Bon, il y a le truc de la bestiole qui peut faire peur à certains.
Il ne faut pas avoir peur des métaphores, le nombre de morts par métaphoricide en 2019 est proche de 0. Je ne vais pas non plus faire pipi sur un de vos fauteuils. Ni mâchouiller les jouets de vos enfants.
La bestiole c'est dans ma tête, c'est mon ami imaginaire de quand j'étais petit et qui est revenu bien grandi.

Il faut juste, absolument, qu'on se rencontre sur la route quand c'est possible: j'ai un âne, je ne vais pas en plus me balader avec un arrosoir jaune à la main pour me faire reconnaître !

Et puis même: vous n'avez qu'à collapser aussi avec un âne et on forme une caravane !
Je vous prends sur la route ! On passe par les éco-lieux des coins qu'on va traverser, en fertilisant les sols de crottins: la classe ! Épandre de l'engrais vert sur sa route quel pied !

Allez venez !

Au lieu de remuer vos méninges sur tous ces articles anxiogènes: venez !
Soyons libre !

Collapsage immédiat !

Il faut que je dorme un peu moi, je n'écris que des bêtises quand je manque autant de sommeil.

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